L’Europe spatiale à l’heure des choix stratégiques

par Sylvain D’Hoine - Directeur de la Business Unit Space
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Depuis 2023, le spatial européen évolue dans un contexte profondément transformé, marqué par une militarisation accélérée de l’espace et un basculement progressif des priorités, où les enjeux de défense et de sécurité prennent le pas sur les usages strictement civils. Longtemps perçu comme un domaine de coopération et d’innovation, l’espace est désormais reconnu comme un champ stratégique à part entière, marqué par une évolution du marché particulièrement dynamique. Mais il est également exposé aux rivalités de puissance, aux risques de conflictualité et aux menaces hybrides. Cette évolution impose à l’Europe de repenser son approche, tant sur le plan capacitaire qu’industriel et réglementaire. Sa sécurité passe par l’espace.

Évolution du marché : un dynamisme porté par l’augmentation des constellations de satellites et des dépenses militaires

La taille du marché spatial mondial devrait tripler en 10 ans (pour atteindre 1800 Md$ en 2035), porté par deux dynamiques : la multiplication des constellations et une augmentation des dépenses de défense qui tire les budgets spatiaux.

Concernant la première dynamique, le diagnostic de départ est implacable et peut donner le vertige : 43 000 satellites sont à fabriquer et à lancer sur la prochaine décennie, pour un marché de 665 milliards de dollars1. L’immense majorité, de ces satellites, est portée par des constellations — cinq mégaconstellations mènent la danse allant de Starlink à Kuiper, sans oublier deux projets chinois et une compétition qui s’accroît. 

L’ordre de grandeur donne la démesure de la situation, On parle d’environ 8 tonnes à déployer, par jour. 
Derrière l’ivresse des volumes, la structure de valeur rappelle la primauté stratégique. En valeur, les deux tiers des satellites de la décennie seront opérés par des gouvernements des grandes puissances spatiales, États Unis et Chine en tête, suivis par l’Europe, l’Inde, le Japon et la Russie.

Concernant la deuxième dynamique, l’Espace est plus que jamais un domaine de conflictualité. Les capacités spatiales sont désormais un élément clé des stratégies nationales de défense. 

Pour cela, elles peuvent s’appuyer sur trois piliers qui structurent la dualité : 

  • Accès à l’Espace et protection des actifs, 
  • Exploitation des données et des applications (GNSS, observation, télécoms sécurisées) 
  • Et connaissance de la situation spatiale (SDA/SSA) face à la prolifération en orbite basse et au risque de collisions en chaîne. 

Mais au-delà des aspects duaux, le mouvement vers le renforcement du spatial défense s’observe aussi dans les chiffres :

  • Les dépenses spatiales militaires sont passées de 33 Md$ en 2018 à 73 Md$ en 20242,
  • Depuis 2022, elles dépassent les budgets spatiaux civils au niveau mondial,
  • Même si la trajectoire européenne est plus nuancée. En 2024, l’agrégat européen (ESA + UE) totalise un peu moins de 10 Md$, contre près de 80 Md$ aux États Unis,
  • Mais la bascule d’esprit est là et se lit surtout dans les annonces. L’Allemagne vise 35 Md€ sur cinq ans pour le spatial de défense avec une accélération parallèle de pays d’Europe centrale comme la Pologne, dans la perspective d’initiatives européennes de résilience.

Évolutions et enjeux des six piliers du spatial européen

Les dynamiques récentes du secteur spatial illustrent à la fois la montée en puissance et les défis structurants auxquels l’Europe est confrontée. Pour y répondre, dans un environnement spatial de plus en plus disputé, l’Europe affirme sa volonté de renforcer son autonomie stratégique, sa résilience et la compétitivité du continent, autour de six piliers.

Sur le pilier des lanceurs, l’année marque un tournant décisif avec quatre lancements commerciaux réussis d’Ariane 6, emportant CSO-3, MetOp, Sentinel-1D et des satellites Galileo. Ces succès traduisent le retour d’un accès autonome à l’espace pour l’Europe, après plusieurs années de dépendance. L’enjeu dépasse le simple succès technique : il s’agit de transformer cette performance en capacité industrielle durable, capable d’accélérer la cadence des lancements et de renforcer la compétitivité européenne, tout en soutenant l’autonomie stratégique du continent face à des acteurs internationaux très puissants. Concernant la cadence de lancement, Airbus annonce un doublement des cadences de tirs d’Arian 63 alors qu’en terme de compétitivité et de souveraineté, MaiaSpace, filiale d’ArianeGroup, a signé un contrat avec Eutelsat, qui lui permet de sécuriser 50% de ses lancements de 2027 à 20294 .

En observation de la Terre, l’Europe renforce ses capacités civiles et stratégiques avec Copernicus, les satellites Sentinel et les constellations CSO et CO3D. Ces systèmes servent désormais un double objectif : répondre aux besoins de sécurité et de gestion de crise, tout en posant les fondations du futur programme européen de Résilience Spatiale, ou « Space Shield ». L’intégration des programmes nationaux et européens illustre la volonté de construire un véritable « système de systèmes », fédérant les actifs spatiaux et favorisant la synergie entre défense et civil, au service de l’autonomie stratégique et de la résilience.

Dans le domaine de la navigation, la mise en service de Galileo OSNMA renforce la sécurité et la fiabilité des signaux GNSS européens, condition indispensable pour les usages critiques civils et militaires. Cette évolution prépare la transition vers la seconde génération de Galileo, visant une précision décimétrique et consolidant la position technologique et stratégique de l’Europe dans le domaine de la navigation mondiale.

S’agissant des télécommunications satellitaires, la signature de la concession IRIS² ouvre la voie à une connectivité souveraine et sécurisée, structurante pour les États membres et les acteurs stratégiques. Le développement de cette constellation, en cohérence avec les initiatives nationales, permet de bâtir une architecture numérique spatiale robuste, favorisant l’interopérabilité, la mutualisation des ressources et la compétitivité européenne, tout en contribuant à la résilience opérationnelle de l’Europe et sa souveraineté. À ce titre, d’ici la fin de l’année, Bruxelles va mettre en service GovSatcom, le programme qui va fournir gratuitement des communications sécurisées provenant de satellites géostationnaires européens aux 27 pays de l'Union5 .

L’exploration spatiale demeure un marqueur fort de l’ambition européenne, comme le prouve le développement et la construction du module de transport du futur atterrisseur lunaire Argonaut, confiés par l’Agence spatiale européenne à un consortium piloté par Thales Alenia Space Italie6 .

Face à des budgets contraints et une concurrence internationale intense, l’Europe doit préparer les technologies clés et structurer les coopérations internationales pour les missions lunaires et martiennes. Ces choix stratégiques, en capitalisant sur les compétences industrielles et scientifiques locales, permettent à l’Europe de rester un partenaire crédible et un acteur majeur de l’exploration humaine et robotique, tout en consolidant sa souveraineté scientifique et technologique.

Enfin, la surveillance et la connaissance de la situation spatiale (SSA) s’imposent comme un pilier central. L’extension des services EU-SST et la proposition de l’EU Space Act traduisent la volonté de l’Europe d’instaurer des standards opérationnels communs, garantissant la durabilité des activités spatiales, la protection des actifs orbitaux et un cadre réglementaire cohérent pour l’industrie. L’EU Space Act dépasse le seul champ de la SSA : il constitue le socle d’une régulation européenne globale, capable de répondre aux nouveaux enjeux géopolitiques, sécuritaires et environnementaux, et de préserver la crédibilité de l’Europe dans la gouvernance internationale de l’espace.

Vision prospective

Ces constats soulignent l’urgence pour l’Europe de se doter d’une vision véritablement intégrée du spatial, capable de conjuguer autonomie industrielle, cohérence réglementaire, durabilité environnementale, résilience en matière de sécurité et compétitivité à l’échelle mondiale. L’année 2026 s’annonce à cet égard comme un moment charnière, avec la mise en œuvre progressive de nouveaux instruments structurants, qu’il s’agisse du bouclier spatial européen, de la future loi spatiale ou d’une gouvernance industrielle appelée à se renouveler. Autant d’initiatives qui prolongent les ambitions affichées dès 2025 et qui suscitent désormais de fortes attentes, tant leur crédibilité reposera sur des mesures concrètes et opérationnelles.

Cette évolution s’inscrit dans un changement de paradigme plus profond. Lors de l’inauguration du Commandement de l’Espace, en novembre 2025, le président de la République déclarait : « La guerre d’aujourd’hui se joue déjà dans l’espace et la guerre de demain commencera dans l’espace. » Ce constat place les industriels du spatial français face à une responsabilité accrue. Il ne s’agit plus seulement d’innover, mais aussi de renforcer durablement les capacités opérationnelles, d’accélérer l’accès à des moyens critiques — à l’image des capacités d’acquisition et de surveillance — et de mieux fédérer les forces industrielles et institutionnelles au sein de cercles de confiance et de coopérations structurées.

Car le spatial n’est plus un milieu permissif : il est désormais contesté, concurrentiel et potentiellement conflictuel. Dans ce contexte, la réponse européenne ne peut être uniquement défensive. Au-delà des enjeux de sécurité, il s’agit également de ne pas manquer les grands tournants scientifiques et technologiques qui se dessinent, notamment dans le champ de l’exploration spatiale. Les programmes de retour sur la Lune, à l’image d’Artemis, rappellent que la maîtrise des technologies spatiales demeure aussi un marqueur de puissance, d’innovation et de projection à long terme.

À court terme, sur l’horizon 2026-2030, les évolutions attendues traduisent une montée en puissance progressive mais structurante des grands programmes européens. Les cadences de lancement d’Ariane et de Vega doivent s’accélérer, portées par l’entrée en service de premières briques de technologies réutilisables, avec l’objectif de renforcer à la fois la souveraineté d’accès à l’espace et la compétitivité industrielle. En parallèle, le démarrage du programme européen de Résilience Spatiale, qui combine le programme ERS (European Resilience from Space) de l’ESA et le programme EOGS (Earth Observation Governmental Services) de la Commission Européenne, marque une étape clé dans l’intégration des capacités d’observation de la Terre, de navigation et de télécommunications. Il traduit également une volonté nouvelle de créer des synergies plus étroites entre programmes nationaux et européens, civils et de défense, dans une logique de cohérence stratégique.

Dans ce même horizon, le lancement effectif d’IRIS² constitue une brique essentielle de la souveraineté européenne dans le domaine des télécommunications spatiales, avec une dimension assumée de résilience et de défense. Cette dynamique s’accompagne d’un renforcement des capacités de surveillance et de sécurité spatiale, autour de l’extension des services EU-SST et de la mise en place d’un cadre réglementaire commun, notamment à travers le futur Space Act européen. Parallèlement, l’exploration spatiale s’inscrit dans une logique de diversification des partenariats, avec une intensification des coopérations internationales au-delà du seul cadre transatlantique.
La finalisation du cadre financier pluriannuel jouera, dans cette phase, un rôle déterminant. Elle apportera la lisibilité nécessaire sur les priorités européennes en matière de défense et de spatial, condition indispensable pour les industriels afin de sécuriser les investissements, structurer les chaînes de valeur et pérenniser les efforts de recherche et développement qui façonneront les technologies de demain.

À moyen terme, à l’horizon 2040, l’enjeu sera celui de la mise en pleine opération de ces initiatives. L’Europe devra alors être en mesure de capitaliser sur ces programmes pour affirmer une présence durable sur la Lune et engager les premières étapes vers des missions martiennes. Plus largement, c’est l’émergence d’un espace européen plus robuste, plus intégré et plus crédible sur la scène internationale qui est en jeu, capable de conjuguer puissance stratégique, innovation technologique et responsabilité dans l’usage de l’espace.

Les évolutions de l’écosystème spatial européen traduisent avant tout une redéfinition des équilibres entre souveraineté nationale et ambition collective. L’enjeu consiste à trouver un point d’équilibre entre les priorités propres aux États membres et la construction d’objectifs européens communs, dans une approche véritablement paneuropéenne. Celle-ci repose sur la capacité à tirer parti de la complémentarité entre programmes nationaux, mécanismes intergouvernementaux flexibles et programme spatial de l’Union européenne. Cette logique favorise l’émergence d’un véritable « système de systèmes », fondé sur la synergie, la fédération des capacités et le partage des ressources, notamment à travers des accords multilatéraux structurants.

Dans le même temps, le renforcement de la chaîne industrielle s’impose comme un impératif stratégique, avec le numérique placé au cœur de cette transformation. La massification des capacités et la mutualisation des coûts deviennent des leviers essentiels pour accroître les performances, réduire les délais et maîtriser les risques — ou, dans certains cas, accepter des niveaux de risque plus élevés afin d’accélérer l’innovation. Cette dynamique s’appuie également sur une convergence accrue entre le spatial et d’autres secteurs industriels, favorisant les transferts technologiques et l’émergence de solutions hybrides capables de transformer en profondeur les modes de conception, de production et d’exploitation.

Cette évolution passe enfin par la mise en place d’architectures numériques ouvertes, fondées sur des normes communes d’interopérabilité et l’usage de technologies open source, afin de permettre une fédération efficace des acteurs de la chaîne d’approvisionnement. L’objectif est double : éviter les situations de dépendance technologique, tout en favorisant le développement partagé, la réduction des coûts, la transparence et la confiance entre partenaires. Dans ce cadre, l’écosystème spatial européen devra trouver le bon équilibre entre verticalisation et décentralisation, condition nécessaire pour garantir à la fois interopérabilité, conformité réglementaire et robustesse opérationnelle.

Sopra Steria Group : au cœur du spatial

Sopra Steria Group se positionne au cœur du spatial européen en tant qu’acteur de référence du numérique au service des enjeux stratégiques. Le Groupe assume pleinement cette ambition : représenter le numérique du spatial, capable de protéger, connecter et accélérer, en réponse aux enjeux à la fois civils et de défense qui structurent désormais le secteur. Dans un environnement marqué par la contestation et la conflictualité, le numérique n’est plus un simple support : il devient un multiplicateur de puissance, transformant chaque donnée en décision et chaque satellite en service.

Cette position repose sur un socle clair et différenciant. Forte de plus de quarante années d’expérience, Sopra Steria Group dispose d’une connaissance approfondie des métiers numériques du spatial, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis les opérations jusqu’au traitement de données massives, en passant par des algorithmes avancés d’optimisation et d’aide à la décision. Cette expertise s’appuie sur l’intégration de technologies numériques de pointe — cloud, intelligence artificielle, cybersécurité, automatisation — déjà éprouvées dans d’autres secteurs stratégiques et critiques, et transposées au spatial dans une logique assumée de fertilisation croisée.

Le Groupe se distingue également par une stratégie singulière fondée sur l’open source et l’utilisation de solutions sur étagère, européennes et souveraines, conçues pour s’intégrer rapidement dans les systèmes existants et interopérer avec d’autres solutions. Cette approche permet de concilier massification, décentralisation et transformation, afin de fédérer durablement les acteurs et les capacités au sein d’écosystèmes complexes.

Cette dynamique se traduit concrètement par des choix structurants. En décembre 2025, le groupe Sopra Steria a annoncé le projet d'acquisition de Starion et Nexova, avec l’ambition de créer un acteur industriel européen de référence dans les services numériques souverains et sécurisés pour le spatial et la cybersécurité. Cette opération porterait le périmètre spatial à près de 1 600 collaborateurs, 200 millions d’euros de chiffre d’affaires et une présence dans onze pays. Elle s’inscrit dans le cadre plus large de la verticale Défense, Sécurité et Spatial (DS²), qui représente environ un milliard d’euros à l’échelle européenne et constitue un levier clé pour accompagner les priorités stratégiques de l’Europe, notamment dans le contexte de réarmement et de renforcement de la résilience.

La décentralisation constitue un autre axe majeur de cette stratégie. Elle s’appuie d’abord sur une politique active de promotion et d’intégration de l’open source, visant à fédérer les communautés, réduire les dépendances technologiques et s’affranchir des contraintes excessives de propriété intellectuelle. Elle repose également sur des partenariats ciblés avec des acteurs complémentaires, tels qu’AIKO pour l’intelligence artificielle embarquée ou des fournisseurs de capteurs de surveillance spatiale comme Aldoria ou Hemeria, afin d’enrichir les capacités européennes dans le domaine de la SSA.

La transformation, enfin, est portée par le numérique, d’autant plus puissant qu’il capitalise sur les avancées issues d’autres secteurs industriels. Sopra Steria Group joue à ce titre un rôle clé dans la fédération des capacités européennes. Ses solutions reposent sur des standards reconnus — au-delà du seul domaine spatial — et sur des architectures à la fois innovantes et éprouvées, héritées de décennies d’expérience opérationnelle.

Cette approche se concrétise notamment à travers des projets précurseurs de fédération, comme le programme de « Virtual Constellation ». Celui-ci généralise les méthodes de surveillance multi-capteurs de type tip and cue à plusieurs opérateurs et constellations d’observation, en standardisant la programmation et l’accès aux données avant de les fusionner afin de maximiser la valeur ajoutée des capteurs existants. Cette démarche s’inscrit pleinement dans l’esprit du Pacte Espace proposé par la DGA, fondé sur la standardisation et le déploiement d’architectures modulaires et évolutives.

L’objectif est clair : faire plus, plus vite, et ensemble, en combinant le meilleur des acteurs, des programmes européens et des initiatives nationales, pour bâtir une Europe spatiale plus intégrée, plus résiliente et pleinement souveraine.

Agir en puissance

À l’heure où les équilibres géopolitiques se recomposent rapidement, y compris dans le champ spatial, l’Europe ne peut plus se permettre l’ambiguïté stratégique. Le durcissement des rapports de force, l’accélération d’un découplage transatlantique de plus en plus assumé et la montée en puissance de nouveaux compétiteurs imposent de prendre pleinement ses responsabilités. Dans ce contexte, le spatial s’affirme comme un révélateur et un levier de souveraineté, de résilience et de crédibilité internationale.

Face à ces transformations, l’enjeu n’est plus seulement de rattraper, mais de choisir une trajectoire européenne claire, fondée sur l’autonomie technologique, la coopération maîtrisée et l’innovation responsable. C’est dans cet esprit que Sopra Steria Group s’inscrit, fidèle à son rôle historique d’acteur engagé aux côtés des institutions et des industriels européens, pour accompagner les grandes transitions stratégiques. Dans l’espace comme ailleurs, l’Europe doit désormais penser, décider et agir en puissance — et le faire sans attendre.

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