L’Open Banking a permis l’émergence de services innovants en Europe, mais son adoption reste inégale et freinée par la fragmentation des pratiques, des standards API et des niveaux de confiance.
Le nouveau cadre PSR / PSD3 change la donne en imposant des règles opérationnelles mesurables, tandis que FIDA ouvre la voie à l’Open Finance.
Ce livre blanc propose une lecture factuelle du marché et surtout un cadre d’exécution clair pour les acteurs bancaires.
Partie 1 — État des lieux de l’Open Banking en Europe : entre accélération et sous-adoption
Partie 2 — PSD3 & PSR : un nouveau cadre structurant pour l’Open Banking
Partie 3 — FIDA : le futur de l’Open Finance se dessine
Cette édition met à jour notre analyse publiée en 2024 et l’enrichit autour de trois objectifs clés :
Focus sur PSR, complété par PSD3, à partir de la dernière version des textes publiée en juin 2025. Quatre transformations majeures sont analysées :
Après une année marquée par de fortes incertitudes, FIDA esquisse la transition vers l’Open Finance. Le livre blanc propose une lecture pragmatique des enjeux, des priorités possibles et des fondations à poser dès maintenant.
Deux modèles contrastés : France vs Italie (h2)
En France, l’adoption de l’Open Banking s’est principalement structurée autour des services d’information de compte (AIS), avec des usages orientés vers la gestion financière, la consolidation patrimoniale et les services administratifs connectés.
Ces dynamiques, ainsi que les cas d’usage concrets observés sur le marché français, sont détaillés dans notre rapport réalisé avec Powens sur l’adoption de l’Open Banking en France.
En Italie, la trajectoire d’adoption diffère sensiblement. Comme dans la plupart des marchés européens, les AIS ont initialement porté les usages, principalement en B2B, via les PME, les ERP et les outils de comptabilité.
Mais, depuis 2022, une dynamique nouvelle s’est imposée : l’initiation de paiement (PIS) est devenue le principal moteur de croissance. Portée par des acteurs comme Fabrick, cette accélération se traduit par une forte montée en puissance des volumes.
Cette dynamique se reflète surtout dans les montants traités, passés d’environ 184 M€ au S1 2022 à près de 1,3 Md€ au S1 2024, tandis que le nombre de transactions recule légèrement. Les usages évoluent ainsi vers moins de paiements, mais pour des montants plus élevés, signe d’un passage de phases d’expérimentation à des cas d’usage plus mûrs et structurants.
Au-delà de ces différences, les écarts entre pays tiennent aussi à des facteurs comme la confiance dans le partage des données financières et la perception de la sécurité.
Pour approfondir ces dimensions (attitudes, attentes, comportements digitaux), voir notre étude Digital Banking Experience 2025.
Besoin d’un cadre opérationnel avant l’arrivée de PSR ? Jetez un œil à Open Finance : de la conformité à la croissance.
Chez Sopra Steria, nous vous accompagnons dans cette trajectoire, et ce dès maintenant, notamment au travers de notre PSR Readiness Check : une évaluation rapide, opérationnelle et factuelle.
En élargissant le périmètre des données partagées au-delà des comptes de paiement (épargne, investissement, crédit, assurance…), FIDA ouvre un terrain de jeu plus vaste, mais aussi plus exigeant.
L’enjeu pour les décideurs n’est pas de tout ouvrir immédiatement, mais de :
Note : Les analyses et conclusions présentées dans ce livre blanc s’appuient sur les versions des textes disponibles à date. Elles sont appelées à s’affiner à mesure de la finalisation du cadre réglementaire, la version définitive du PSR étant attendue au premier semestre 2026.