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L'optimisation financière du Cloud

Retour sur notre table ronde du 14 février 2019

L’industrie est en train de migrer d’un modèle d’investissement (CAPEX) vers un modèle d’exploitation (OPEX). Avec l’arrivée du Cloud Public, ce phénomène s’accentue. On consomme désormais des ressources et micro-ressources en un seul clic, via des simples API disponibles à l’infini.
Ce contexte d’abondance remet en cause la façon dont le travail s’organise au sein des entreprises. Il y a désormais une réelle nécessité à adopter une gestion financière de l’IT pour ne pas faire exploser ses budgets. Alors comment engager cette démarche FinOps et comment en éviter les écueils ?

Le 14 février dernier, Sopra Steria organisait une table-ronde en partenariat avec CloudHealth.
Son objectif ? Apporter aux entreprises leurs retours d’expérience et notamment celui de Veolia avec le témoignage de Julien DESMETTRE sur ce sujet. 

 

La migration dans le Cloud

Ce qu'ils ont dit

Veolia"Dès 2013, nous avons fait le choix du Cloud Public chez Veolia avec AWS et GCP. Et dès 2015, nous avons intégré dans nos activités récurrentes le FinOps. Cela nous a permis de mesurer rapidement les bienfaits du Cloud Public et les économies générées entre un Data Center physique et le Cloud Public. Nous avons alors obtenu environ 20% d’économie en moins d’un an en effectuant la migration dans le Cloud Public."  Julien DESMETTRE -  Cloud Platforms Domain Leader, Veolia

 

 

Beamap"Les entreprises ayant choisi de migrer tout ou partie de leurs infrastructures et applications dans le Cloud réalisent en moyenne 16% d’économie. Mais, dans certains cas, elles constatent au contraire une augmentation de la facturation pouvant atteindre 20%. Cette situation est généralement liée à une mauvaise préparation de la migration. Plutôt que de penser sérieusement cette transformation, l’entreprise réalise un simple copier/coller de l’existant, sans avoir, prévu d’y intégrer une démarche FinOps."  Olivier FONTAINE - Senior Manager & Coach Agile, Beamap

 

Quelques bonnes pratiques

1/ Le FinOps doit être intrinsèque et natif d'un projet Cloud. Il faut le maintenir et l'optimiser dans le temps.

2/ Le premier facteur clé de succès sera d’inscrire cette démarche, cette gouvernance dans un mode agile et de procéder par itérations successives.

3/ En analysant la data de facturation des Cloud Providers, l’entreprise va libérer de la capacité financière pour pouvoir la réinjecter là où un investissement est stratégique pour son business. 

4/ Le Business Case de départ doit mettre en évidence les coûts de l’infrastructure ‘on Premise’ versus ceux de l’infrastructure dans le Cloud, mais aussi évaluer ce que cela coûterait si l’entreprise décidait de ne pas migrer.

5/ Le réflexe FinOps permet d’optimiser les usages numériques et donc de réduire l’empreinte environnementale, afin de tendre vers une meilleure sobriété numérique.

6/ Le piège le plus lourd de conséquences est lié au facteur humain et aux équipes informatiques notamment, qui peuvent se sentir menacées par l’arrivée du Cloud Public et montrer de la résistance au changement. Il est donc nécessaire de mettre en place un accompagnement. 

 

L'optimisation des ressources

Ce qu'ils ont dit

 

Veolia"Aujourd’hui, les Cloud Providers intègrent la notion de FinOps dans leur proposition : modèles dits ‘à la réservation’, prépaiement ou paiement lissé sur l’année, mécanisme de conversion en termes de types de services utilisés... Toutefois, avant de souscrire à ces propositions, l’entreprise doit avoir observé sa consommation pendant une période significative. Il lui faut également prendre en compte des critères de couverture, en fonction de son usage et en utilisant les réservations à 40/60% de sa ‘baseline’."  Julien DESMETTRE - Cloud Platforms Domain Leader, Veolia

 

CloudHealth"Les outils natifs proposés par les Cloud Providers apportent une vue technique sur les coûts et la facturation. Or, la problématique pour l’entreprise est de comprendre qui consomme quoi, pourquoi et combien ça coûte. Ceci, afin que son investissement dans le Cloud corresponde réellement à sa stratégie business. C’est dans ce cadre qu’elle aura besoin d’outils tiers lui permettant de catégoriser et de fournir un ‘show back’ plus clair sur son usage du Cloud."  Frédéric BRETON - Responsable avant-vente, CloudHealth

 

Quelques bonnes pratiques

1/ Mettre en place un ‘showback’, c’est-à-dire organiser la lisibilité de ses données financières liées pour comprendre qui dépense quoi et dans quel cadre.

2/ Privilégier les services managés par le Cloud provider, afin de supprimer le coût du management et/ou de l’infrastructure sous-jacente.

3/ Sensibiliser toutes les parties prenantes (directeur financier, directeur des achats, leaders techniques ou architectes) à la gestion des coûts, leur apprendre à composer avec ce nouveau modèle IT à consommation variable.  

4/ Être accompagné par des experts, des outils multi-cloud est très important pour bien adresser les modèles de coûts des Cloud Providers qui sont souvent très complexes.

5/ Recourir à l’automatisation lorsque cela est possible, par exemple pour identifier des écarts sur un tag qui n’est pas respecté, afin que l’utilisateur soit informé en temps réel de cette dérive.   

 

 

Le FinOps en chiffres

  • Taux moyen d’utilisation des ressources dans un datacenter : entre 20 et 30%.
  • Taux moyen de consommation de la CPU dans le Cloud Public : 60%.
  • 64% des entreprises vont dans le Cloud pour une motivation économique.
  • Le Shadow IT peut représenter entre 20 et 40% d’une facture Cloud.
  • Le FinOps permet d’obtenir jusqu’à 65% d’économie.